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Category: Poésie

Le temps a laissé son manteau (Charles d’Orléans)

Le temps a laissé son manteau (Charles d’Orléans)

Le plus célèbre rondeau de Charles d’Orléans, prince-poète du XVe siècle, qui chante le retour du printemps. Deux mises en musique contemporaines. Le temps a laissié son manteauDe vent, de froidure et de pluye,Et s’est vestu de brouderie,De soleil luyant, cler et beau. Charles d’Orléans, Rondeau Gaël Liardon, pour flûtes à bec Trio Selima, musique de Serge Arbiol Le rondeau, forme ancienne et toujours vivante : voir aussi mon propre Rondeau. Flûtes : Liselotte Emery et Jan Van Hoecke ;…

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« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves » (Shakespeare, La Tempête)

« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves » (Shakespeare, La Tempête)

À la fin de La Tempête, Prospero congédie les esprits de la fête qu’il vient de donner, et médite sur la fragilité de toute chose. We are such stuffAs dreams are made on, and our little lifeIs rounded with a sleep. William Shakespeare, La Tempête, acte IV, scène 1 (vers 1611) « Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil. » À relire avec Ce qui demeure….

Le Pin des Landes (Théophile Gautier)

Le Pin des Landes (Théophile Gautier)

Le pin des Landes, entaillé pour qu’il donne sa résine, devient chez Théophile Gautier l’image du poète : c’est de sa blessure que naissent ses « larmes d’or ». Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.Il faut qu’il ait au cœur une entaille profondePour épancher ses vers, divines larmes d’or ! Théophile Gautier, Le Pin des Landes (España, 1845) « Les failles, c’est par là que passe la lumière »,…

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L’Isolement (Alphonse de Lamartine)

L’Isolement (Alphonse de Lamartine)

Fin 1817, Julie Charles, le grand amour du poète, meurt. En 1818, réfugié dans la maison familiale de Milly, en Bourgogne, Lamartine écrit « L’Isolement », qui ouvrira ses Méditations poétiques (1820). Même la beauté de la nature ne peut consoler son immense chagrin. Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ! Alphonse de Lamartine, L’Isolement,…

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Ma bohème (Arthur Rimbaud)

Ma bohème (Arthur Rimbaud)

Rimbaud a seize ans, il fugue, il marche. Le sonnet de la liberté, de la route et des étoiles, mis en images par un dessin animé. Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;Mon paletot aussi devenait idéal ;J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées ! Arthur Rimbaud, Ma bohème (Fantaisie), 1870 Dessin animé de catartiste.

La Mort du loup (Alfred de Vigny, lu par Gérard Philipe)

La Mort du loup (Alfred de Vigny, lu par Gérard Philipe)

Un enregistrement historique des années 1950 : Gérard Philipe lit La Mort du loup, le poème d’Alfred de Vigny publié en 1843, puis repris dans Les Destinées. Des chasseurs traquent un loup qui, blessé à mort, les regarde et meurt « sans jeter un cri ». Le poète en tire une leçon de stoïcisme : Gémir, pleurer, prier est également lâche.Fais énergiquement ta longue et lourde tâcheDans la voie où le Sort a voulu t’appeler,Puis après, comme moi, souffre et…

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