Le Luxembourg
Un éperon rocheux au-dessus de l’Alzette, un château acquis en 963, une forteresse convoitée pendant huit siècles, puis une ville ouverte, un pays neutre, une capitale européenne. Le Luxembourg tient une place à part sur le blog : son auteur y a vécu plus de vingt ans, et la plupart des posts qui le concernent sont des photos prises en chemin, de 2013 à aujourd’hui, de la vieille ville, des vallées et des quartiers neufs.
La page suit d’abord l’histoire en sept étapes, du rocher du Bock au Kirchberg, puis la ville d’aujourd’hui, ses langues et ses traditions. Les autres photos sont regroupées en fin de page par thème, avec quelques regards extérieurs, deux conférences tenues au Luxembourg et, plus brièvement, des souvenirs de la vie quotidienne.
Étape 1 — Le rocher et le comté
Tout commence en 963 sur le Bock, quand le comte Sigefroi y acquiert un petit château, Lucilinburhuc. Le comté devient duché et couvre aussi l’actuelle province belge de Luxembourg ; ses comtes montent même sur le trône du Saint-Empire. Il reste de ce temps le rocher lui-même et l’église Saint-Michel.
- Pourquoi le Luxembourg existe-t-il ?
Deux vidéos : pourquoi ce petit pays est resté indépendant, et le Luxembourg au Moyen Âge, du comté au duché. - Les rochers du Bock
Les rochers du Bock et les casemates, là où naquit la ville, vus depuis un mur de la forteresse. - Saint-Michel dans la brume (Luxembourg)
Saint-Michel dans la brume : la plus ancienne église de la ville, à l’emplacement de la chapelle du château de 963.
Étape 2 — La « Gibraltar du Nord »
Bourguignons, Espagnols, Français, Autrichiens et Prussiens fortifient tour à tour le rocher. Vauban prend la ville en 1684 et la renforce, les Autrichiens ajoutent le fort Thüngen au XVIIIe siècle. Le traité de Londres de 1867 neutralise le pays et impose le démantèlement ; les vestiges sont inscrits au patrimoine mondial en 1994.
- Luxembourg, la forteresse (2014-2020)
Huit siècles de fortifications, de Sigefroi au démantèlement : le Bock, le fort Thüngen, les casemates, les remparts de la Corniche. - Les Trois Glands et le Mudam
Le fort Thüngen, les « Trois Glands », et juste derrière le Mudam de Ieoh Ming Pei : trois siècles d’architecture en un regard.
Étape 3 — Après les remparts, les ponts
Libérée de son enceinte, la ville s’étend au-delà des vallées. Le pont Adolphe, construit de 1900 à 1903, franchit la Pétrusse d’une seule arche de pierre, la plus grande du monde à son inauguration. Un siècle plus tard, il faut le rénover : le vieux et le neuf se côtoient.
- Le pont Adolphe en chantier (2013-2017)
Le pont Adolphe, son arche de 85 mètres, et le chantier de rénovation suivi de 2013 à 2017, pont provisoire bleu compris. - Et hop ! (pont Adolphe)
Les grues et la charpente bleue du chantier, au-dessus de la vallée de la Pétrusse (octobre 2013). - Vieux et nouveau (Luxembourg)
Les arches de pierre d’un viaduc ferroviaire, avec la nouvelle structure d’acier glissée dessous.
Étape 4 — Deux guerres, une mémoire
Pays neutre, le Luxembourg est envahi en 1914 et en 1940. La Gëlle Fra honore d’abord les volontaires engagés dans les armées alliées, avant d’être abattue par les nazis ; à Hamm, le cimetière américain rappelle la bataille des Ardennes, à l’hiver 1944-1945.
- La Gëlle Fra, monument du Souvenir (Luxembourg)
La Gëlle Fra, œuvre de Claus Cito inaugurée en 1923, abattue en 1940, retrouvée en 1980 et relevée en 1985. - La Gëlle Fra au crépuscule
La « Dame en or » en contre-jour sur le ciel du soir, place de la Constitution. - Freedom is not free (cimetière américain de Luxembourg)
« Freedom is not free » : les croix blanches de Hamm, où reposent plus de cinq mille soldats et le général Patton. - 6 juin, au cimetière américain de Hamm (Luxembourg)
Le 6 juin 2024, à Hamm, pour les 80 ans du Débarquement : la Cinquième de Beethoven, Verlaine et Prévert. - Normandie : Caen, Omaha, Arromanches (avril 2016)
Au Mémorial de Caen, une pierre offerte par le Luxembourg « avec ses amis, pour la paix et la liberté ».
Étape 5 — De Clausen à l’Europe
Robert Schuman est né à Clausen, au pied de la forteresse, et on lui doit la déclaration du 9 mai 1950. Luxembourg devient l’un des sièges des institutions européennes : sur le plateau du Kirchberg, où l’on récoltait encore des pommes de terre au début des années 1960, s’élèvent les tours des banques et de la Cour de justice.
- Robert Schuman, de Clausen à l’Europe (Université du Luxembourg)
Un film de l’Université du Luxembourg (C²DH) sur Robert Schuman, l’enfant de Clausen, de l’enfance aux traités. - Fall light (Clausen)
La falaise de grès au soleil couchant, le château de Clausen, et les tours du Kirchberg au-dessus. - Bankers collecting potatoes in Kirchberg
« Bankers collecting potatoes in Kirchberg » : le plateau encore couvert de champs, dans une page de livre. - 10 years (Kirchberg)
Les colonnes blanches de la Philharmonie et les tours dorées de la Cour de justice, au Kirchberg. - Bankers remote, cows still there
Le quartier d’affaires en avril 2020 : les banquiers en télétravail, les vaches toujours là.
Étape 6 — La ville d’aujourd’hui
La capitale a gardé ses vallées et sa vieille ville, mais elle construit vite : une salle de concert et un musée d’art moderne au Kirchberg, un quartier neuf à la Cloche d’Or, une ville universitaire au milieu des hauts fourneaux de Belval, dans l’ancien bassin minier.
- Le couloir de la Philharmonie
Le couloir courbe de la Philharmonie, derrière la forêt de fines colonnes blanches de Christian de Portzamparc. - Avant le concert (Philharmonie)
La grande salle de la Philharmonie avant le concert : les pupitres, le piano, la salle qui se remplit. - Sokolov à la Philharmonie
Grigory Sokolov à la Philharmonie : sept bis et des silences « à entendre respirer les mouches ». - La verrière du Mudam
Les facettes de verre et d’acier de la verrière du Mudam, le musée d’art moderne dessiné par Pei. - Monopoly (Cloche d’Or)
« Monopoly » : une forêt de grues sur les prés, le quartier de la Cloche d’Or qui sort de terre. - Les hauts fourneaux de Belval
Les hauts fourneaux de Belval, éclairés de rouge la nuit, au cœur du quartier qui accueille l’université.
Étape 7 — Langues et traditions
Au Luxembourg, on parle luxembourgeois, français et allemand, et l’école passe de l’un à l’autre. Le pays garde aussi ses rites : chaque premier dimanche de Carême, les villages brûlent le Buergbrennen pour chasser l’hiver. Quelques mots de luxembourgeois suffisent à dire l’attachement : Doheem, chez soi.
- Buergbrennen, le feu de l’hiver (2013-2017)
Le Buergbrennen, un grand bûcher souvent surmonté d’une croix, tradition sans doute préchrétienne intégrée au Carême. - Buergbrennen (2014)
Le grand feu d’une nuit de mars : au Luxembourg, on brûle l’hiver. - Bye, bye, winter (Buergbrennen)
« Bye, bye, winter » : un autre Buergbrennen, pour saluer le retour du soleil. - Doheem
« Doheem », chez soi : la ville vue d’avion entre les nuages, la vallée de la Pétrusse et ses ponts. - #BleiftDoheem
« #BleiftDoheem », restez chez vous : un abribus vide et une affiche du confinement, en avril 2020. - Nimm dir Zeit
Au foyer scolaire, un « poème irlandais » recopié en allemand par les enfants : prends le temps. - Un lycée autonome au Luxembourg : Ermesinde à Mersch (France 3)
Un reportage de France 3 sur le lycée Ermesinde, à Mersch, et ses méthodes pédagogiques nouvelles. - Zwanzeg Joer
« Haut liewe ech lo zwanzeg Joer zu Lëtzebuerg » : vingt ans au Luxembourg, dits en luxembourgeois.
La ville en images
- The early bird (marché du Knuedler)
- L’hôtel de ville au crépuscule
- Les parapluies de cher bourg
- Circus Maximus (Luxembourg, le Grund)
- Panorama sur le Grund
- Les rochers éclairés (Luxembourg, la nuit)
- Casser la croûte au Grund
- La vallée de l’Alzette dans la brume
- L’Alzette au printemps
- Moonlighting (gare de Luxembourg)
- Soleil rouge sur les toits
Avril 2020, pendant le confinement
Autour de la ville
Musique : un pianiste luxembourgeois
Regards extérieurs
Conférences : Voxxed Days Luxembourg
Souvenirs
Voir aussi : l’espace bourguignon, la carte, les photos.