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Category: Pensées pour moi-même

Textes personnels : réflexions, chemin, présence, foi.

Ce qui demeure…

Ce qui demeure…

Il y a une expérience étrange que nous faisons tous. Nous savons que tout passe. Les jours passent. Les corps vieillissent. Les visages changent. Les maisons se vident. Les voix aimées finissent par se taire. Même les instants les plus pleins, ceux que l’on voudrait retenir dans nos mains, nous échappent au moment même où ils adviennent. Et pourtant, nous ne parvenons pas tout à fait à croire que tout disparaisse. Un amour véritable.Une parole qui a relevé.Un pardon reçu.Un…

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Me voici.

Me voici.

Nous avons ainsi dit Oui : Oui à la vie. Oui au temps qui passe. Oui à la fragilité des choses. Nous avons cherché à habiter ce oui. Être ici. Être maintenant. Être pleinement présent dans le courant du fleuve. Et pourtant, une question s’infiltre. Ce oui que j’apprends à dire : est-il vraiment premier ? On pourrait vouloir qu’il le soit : une affirmation pure, venue de soi, ne devant rien à personne. Mais plus je m’installe dans le…

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Posé dans le courant du fleuve du temps

Posé dans le courant du fleuve du temps

Et pourtant, il apparaît encore que quelque chose n’a pas encore été nommé. Toutes ces figures – le stoïcien qui tient, Sisyphe qui se retourne et s’engage dans la descente, le loup qui se pose lucidement, celui qui dit oui à la force qui est, l’homme incarné – convergent vers un même point. Sans doctrine. Sans méthode. Plus simplement, plus évident : Être ici. Être maintenant. Pas l’un sans l’autre. Oui, Ici, dans l’incarnation vécue de l’intérieur : Je suis…

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Au détour du chemin, dire oui à nos vies

Au détour du chemin, dire oui à nos vies

Il arrive des moments où la vie ne demande plus des explications, mais une tenue. On a aimé. On a lutté. On a cru. On a douté.On a porté des promesses et des pierres.On a voulu sauver, réparer, comprendre.Et l’on découvre que rien n’est définitivement assuré, ni l’amour, ni la paix, ni même le sens. Alors la question devient plus nue : Comment rester debout ? Il serait tentant de se retirer, à la manière d’un stoïcien fatigué du tumulte,…

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Quand les bateaux reviennent

Quand les bateaux reviennent

Être le port, ce n’est pas être immobile. C’est respirer, au rythme des départs, et des retours. Et ne pas cesser de croire que tout ce qui part, peut, un jour,Revenir. Toussaint, 2025

IA, AI, KI

IA, AI, KI

L’intelligence, ce n’est pas de répondre avec application aux ‘bonnes’ questions, c’est d’imaginer quelles questions font sens à poser.

Rondeau

Rondeau

La journée éternelle que les hommes se partagent, Tourne indéfiniment autours de leurs espoirs Pour lentement noyer d’une splendeur magistrale Leurs rêves dérisoires.

« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves » (Shakespeare, La Tempête)

« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves » (Shakespeare, La Tempête)

À la fin de La Tempête, Prospero congédie les esprits de la fête qu’il vient de donner, et médite sur la fragilité de toute chose. We are such stuffAs dreams are made on, and our little lifeIs rounded with a sleep. William Shakespeare, La Tempête, acte IV, scène 1 (vers 1611) « Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil. » À relire avec Ce qui demeure….