Je vis, donc je suis
Le cogito ergo sum est une erreur dès le départ. Le sum précède tout, y compris le cogito.
C’est d’ailleurs notre expérience intime : nous existons dans le ventre de notre mère, comme êtres vivants, dès la conception, et c’est bien plus tard que nous arrivons au cogito. (Il n’y a pas si longtemps, on opérait encore les nourrissons sans anesthésie, parce qu’on pensait qu’ils ne sentaient rien.)
L’existence n’a pas besoin de la pensée pour se justifier. La pensée n’est qu’une fonction périphérique de l’existence et de la vie ; la force de la vie est première. La pensée n’a d’intérêt que de servir la vie. Penser le contraire est de la vanité, et l’IA, à supposer qu’elle « pense », nous révèle cette vanité au grand jour.
Je vis, donc je suis. Et ma vie n’a besoin d’aucune justification pour être. La formule n’est même pas sum : est suffit, sans sujet.
Réflexion écrite à la suite d’un échange sur LinkedIn, le 7 juin 2026.