Une histoire française

Une histoire française

Explorer le blog › Une histoire française

Trois histoires héritières du partage de Verdun (843) : Une histoire française (la Francie occidentale), Une histoire bourguignonne (la Lotharingie), Une histoire allemande (la Francie orientale).
Cette page ne couvre que la période contemporaine, de la Révolution à de Gaulle : c’est celle que traitent les vidéos du blog. Les siècles antérieurs sont pour l’instant traités dans l’histoire bourguignonne et sur la frise Histoire.

De la prise de la Bastille au retour du général de Gaulle, chaque guerre française laisse deux récits : ce qui s’est passé, et ce qu’on en a fait. Les vidéos du blog s’opposent rarement sur les faits bruts ; elles s’opposent sur leur sens. Napoléon a-t-il fondé l’État moderne ou mis l’Europe à feu et à sang ? La victoire de 1918 a-t-elle été gâchée ? L’armée de 1940 s’est-elle effondrée, ou a-t-elle tenu plus qu’on ne le dit ? Cette page met ces mémoires en regard, question par question, sans trancher.

Précautions. Le corpus mêle trois registres : des historiens et des institutions qui défont des légendes, y compris favorables (Laurent Turcot, le musée de l’Armée, Nota Bene) ; des chaînes de réhabilitation qui plaident une cause (Christopher Lannes pour Napoléon, la chaîne Général de Castelnau pour une victoire de 1918 « gâchée », D-Mystif pour l’armée de 1940) ; des récits engagés qui se déclarent non objectifs. Plusieurs thèses reposent sur des « si » invérifiables, et les chiffres de morts varient d’une vidéo à l’autre. Les autres posts sont regroupés en fin de page.

Question 1 — La Révolution : légendes ou sources ?

La Révolution se raconte volontiers par ses grandes figures et sa guillotine. Les historiens du blog la reprennent légende par légende : la Bastille, la Terreur « à l’ordre du jour », le « Rien » de Louis XVI. La même chaîne révise d’ailleurs son propre récit d’une année sur l’autre.

Question 2 — Napoléon : bâtisseur ou boucher ?

Pour Christopher Lannes, l’Empereur a fondé l’État moderne et n’a déclaré aucune des guerres de coalition. Pour Markets of the Past, ses campagnes répondaient à un problème financier face au crédit britannique. Émilie Robbe, au musée de l’Armée, ne défend ni n’accuse : elle montre comment la légende s’est fabriquée, souvent par Napoléon lui-même.

Question 3 — Le XIXe siècle : gloire, conquête ou révolution ?

Guerre de droit ou d’intérêt, conquête civilisatrice ou violence coloniale, révolution sans lendemain ou « révolution nouvelle » : le même régime peut être héros ou bourreau selon le récit. Ici les vidéos prennent souvent le point de vue des vaincus, et le disent.

Question 4 — 1914-1918 : quelle bataille, quels héros, quelle victoire ?

C’est le moment le plus disputé. Verdun ou la Somme, Joffre et Foch ou Pétain et Castelnau, un armistice raisonnable ou « le piège de l’Armistice », un traité trop dur ou trop faible : la chaîne Général de Castelnau, Stevius, Cap-hornier et D-Mystif ne racontent pas la même guerre. La thèse de Keynes, d’une paix trop dure, n’y est pas défendue.

Question 5 — 1940 : effondrement ou résistance ?

Une armée qui s’effondre sans combattre, ou une armée vaincue après s’être battue ? Les vidéos du blog plaident toutes, à des degrés divers, la seconde thèse, contre un stéréotype tenace ; la discussion porte sur la portée de ces combats, et sur une mémoire longtemps refoulée.

Question 6 — De Gaulle : recours ou coup de force ?

En 1958, de Gaulle est-il le sauveur légal de la République ou le bénéficiaire d’un coup de force ? Dans les années 1960, allié encombrant ou adversaire des États-Unis ? Les deux films donnent la parole à un seul camp, les opposants dans l’un, les archives américaines dans l’autre.