L’Isolement (Alphonse de Lamartine)
Fin 1817, Julie Charles, le grand amour du poète, meurt. En 1818, réfugié dans la maison familiale de Milly, en Bourgogne, Lamartine écrit « L’Isolement », qui ouvrira ses Méditations poétiques (1820). Même la beauté de la nature ne peut consoler son immense chagrin.
Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Alphonse de Lamartine, L’Isolement, Méditations poétiques, 1820
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !
Lu par Serge Pace.