Libérer les humains du travail
Nous devrions nous réjouir de libérer les humains du travail, du moins de celui qui n’est pas créatif. Qui peut se réjouir de garder des personnes aliénées dans des centres d’appels, des bureaux, des usines ?
Le souci n’est pas la suppression du travail, mais la répartition de ce que produit le travail remplacé par l’IA et les robots.
Nous sommes une fois de plus à un moment de changement, qui met en danger les « masses laborieuses » : la compétence individuelle est transférée vers le capital, au détriment de ceux dont la capacité de travail est le seul patrimoine, les prolétaires. Les marxistes l’ont décrit depuis longtemps ; rien de neuf. La question clé reste : qui détient le capital ?
Nous vivons un moment éminemment politique de l’histoire. Pour qui veut être du côté de la justice sociale, il faudra bien reposer la question de ce qui est nécessaire pour garantir l’existence du collectif.
Réflexion écrite à la suite d’un échange sur LinkedIn, le 5 juin 2026.