Livres à lire : La Filiation de l’homme (Charles Darwin)

Livres à lire : La Filiation de l’homme (Charles Darwin)

Dans L’Origine des espèces, Darwin s’était gardé de parler de l’homme. Douze ans plus tard, en 1871, il franchit le pas : l’être humain descend, lui aussi, d’un ancêtre commun avec les grands singes, et ses facultés les plus hautes, l’intelligence, le langage, le sens moral, ont une histoire naturelle.

Le livre est double. La première partie montre ce que nous partageons avec les autres animaux. La seconde, la plus longue, expose la sélection sexuelle : la compétition pour les partenaires, qui explique la queue du paon comme bien des différences entre mâles et femelles.

Darwin y soutient aussi que les instincts sociaux et la sympathie, sélectionnés parce qu’ils servent le groupe, sont la racine de la morale : une idée que l’on retrouve aujourd’hui chez Frans de Waal ou dans les travaux sur l’entraide. Bien des pages ont vieilli, et certaines choquent ; le cœur de l’argument tient toujours.

Voir aussi : L’Origine des espèces, Devenir humains.

The Descent of Man, and Selection in Relation to Sex, Charles Darwin, John Murray, Londres, 1871 ; en français : La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe (Syllepse). Fiche : Babelio. Illustration : page de titre de la première édition, domaine public, Wikimedia Commons.

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