Une deuxième fois
Pour moi, le moment que nous vivons ressemble à l’arrivée des micro-ordinateurs.
Internet, le mobile… n’étaient que des suites logiques et attendues, le temps que la technique le permette, d’un chemin tracé dès les années 1960-1970. Les ordinateurs personnels, eux, avaient ouvert au plus grand nombre un potentiel de création, de réflexion et de conception impossible jusque-là.
Ceux qui ont vécu cette période s’en souviennent ; j’étais adolescent : ça grouillait de gens créatifs, du joueur à l’artiste, de l’ingénieur au médecin, du bénévole au politique, qui cherchaient ce qu’ils allaient bien pouvoir faire de cette chose mise à leur disposition.
Tout ce qui est venu entre les deux était intéressant, mais un rien routinier, et beaucoup gâché par la ruée des start-uppers et des e-businessmen.
Au soir de ma carrière, je suis enthousiaste de vivre une deuxième fois un tel moment.
Reste la question d’aujourd’hui : qu’allons-nous faire, chacun, de cette amplification de nos moyens ? Elle nous confronte à nos désirs, comme un miroir.
Pour cette « magnifique humanité », comme dirait Léon XIV.
Voir aussi : Magnifica Humanitas.
Réflexion écrite à la suite d’un échange sur LinkedIn, le 27 septembre 2026.