Révolution américaine, guerre de Sécession : suivre l’argent (Markets of the Past)
(En anglais.) Deux grands moments de l’histoire américaine relus sous l’angle de l’économie et de la finance, en suivant l’argent.
Les véritables origines de la Révolution américaine
On enseigne que la Révolution américaine fut une affaire de liberté. Et si l’argent en avait été le vrai moteur ? Les Currency Acts britanniques qui étranglent l’économie coloniale, les dettes écrasantes des planteurs virginiens envers les marchands de Londres, les empires de contrebande qui financent les Fils de la Liberté, le sauvetage de la Compagnie des Indes orientales à l’origine de la Boston Tea Party.
Les meneurs de la révolution n’étaient pas seulement des idéalistes : Washington convoitait des millions d’acres au-delà de la ligne de la Proclamation, Jefferson voulait échapper à des dettes héritées envers des créanciers britanniques, Hancock protéger sa fortune de contrebandier, Franklin donner aux colonies la maîtrise de leur monnaie.
Les véritables origines de la guerre de Sécession
La guerre de Sécession n’a pas commencé à Fort Sumter, mais des décennies plus tôt : dans les batailles douanières au Congrès, à Wall Street, dans les coffres des banques londoniennes et dans les champs de coton qui alimentaient l’économie mondiale.
Les personnes réduites en esclavage constituaient le premier actif financier des États-Unis, valant plus que l’ensemble des chemins de fer, des usines et des banques. Les banques du Nord et les maisons de commerce britanniques ont financé l’expansion de l’esclavage dans le Sud profond ; un conflit douanier, en 1828, faillit provoquer la sécession trente ans avant le premier coup de feu ; la lutte pour les territoires de l’Ouest était une lutte entre deux systèmes économiques ; et Jefferson Davis tenta de se servir du coton pour entraîner la Grande-Bretagne dans la guerre.
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