Écrire le code, ou le dessiner ?

Écrire le code, ou le dessiner ?

Une très bonne question : « écrire (pardon, dessiner) du code (pardon, un algorithme) avec une représentation visuelle dans une interface graphique », est-ce fondamentalement différent d’« écrire du code sous forme de texte dans un IDE » ?

La question indirecte serait : pourquoi les éditeurs de texte de nos IDE ont-ils si peu évolué depuis la coloration syntaxique (années 1990), un peu de refactoring (années 2000) et l’autocomplétion ? D’accord, nous avons maintenant la génération de code par les LLM…

Mais il y a sans doute une place entre des outils lourds et un peu balourds comme Flow Designer (où l’on ne comprend pas, au premier coup d’œil, ce qui se cache dans toutes ces boîtes et ces lignes, et où il est difficile de gérer plusieurs niveaux d’abstraction) et l’écriture de code source de bas niveau (qui intimide les débutants).

(En écrivant cela, je me souviens de l’IDE de Smalltalk-80 : c’était si agréable de coder dans cet environnement… créé dans les années 1970, et sans fichiers de code source. Il faudrait que je le réessaie pour vérifier, mais je crois que c’était la façon la plus agréable d’écrire du code que j’aie jamais rencontrée, avec en plus l’expressivité interactive du langage, créé quand j’étais encore à l’école primaire…)

Alors, amusons-nous avec cette discussion au groupe d’utilisateurs Salesforce !

Voir aussi : Alan Kay et l’Apple II, Xerox PARC et le Star.

Illustration : le navigateur de classes de Smalltalk sur le Xerox Alto, capture de Damien.b, CC BY 4.0, Wikimedia Commons.

Traduit de l’anglais. Écrit avant une soirée du Salesforce Developer Group de Munich (« Are Flows Low Code ? »). Publié d’abord sur LinkedIn le 27/09/2024.

Comments are closed.